USA : une Tesla a dû être poursuivie sur 11 km avant d’être arrêtée, le conducteur s’était endormi,

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L’Autopilot était-il activé ?

Le 2 décembre 2018, par Bill Fassinou, Chroniqueur Actualités
Alexander Samek, membre de la commission de planification de Los Altos a été arrêté pour conduite en état d’ébriété. Il a été intercepté à bord de sa Tesla Model S qui roulait sur la route 101 à Palo Alto. Il s’était endormi au volant de sa voiture autonome et avait échoué à un test de sobriété très tôt dans la matinée du vendredi dernier à Redwood City. Les officiers de police de la Californie ont déclaré avoir remarqué que Alexander Samek, âgé de 45 ans, dormait dans le siège du conducteur vers 3 h 30 du matin. Sa Tesla Model S grise roulait à 112 km/h dans une zone limitée à 100 km/h. Les officiers ont dit que rien de ce qu’ils ont fait ne réveillait l’homme - ni les feux de police clignotants ni la sirène assourdissante. Finalement, un officier a dû établir un contact de bout en bout pour l’arrêter. « L’un des officiers a fini par se placer devant le véhicule pour essayer de le ralentir », a déclaré Art Montiel, porte-parole de la California Highway Patrol.

Qu’un homme ivre s’endorme au volant n’a rien de remarquable. Ce qui nous intéresse, c’est comment sa Tesla Model S a pu rouler pendant des minutes avec un conducteur apparemment endormi. La théorie la plus évidente est que le système de pilotage automatique du Model S était activé. C’est ce que tente de savoir la California Highway Patrol (CHP) qui étudie si la Tesla Model S utilisait sa fonction d’assistance au conducteur après l’arrestation de son chauffeur pour conduite en état d’ivresse sur l’autoroute US 101 à Palo Alt. Pour l’instant, aucun propos ne confirme que le système automatique de pilotage était activé. La situation semble un peu un confuse, car le pilote automatique est supposé détecter si les mains du conducteur sont sur le volant et se désengager si elles ne le sont pas.

Ce n’est pas la première fois que l’Autopilot de Tesla sauve le conducteur. En août dernier, le propriétaire d’une Tesla a affirmé que son véhicule autonome lui a sauvé la vie quand une voiture arrivant rapidement sur le côté pour le dépasser a failli le percuter sur l’autoroute. Dans une vidéo publiée sur YouTube, le propriétaire « chanceux » du modèle canadien de la Tesla 3 a tenté d’expliquer l’incident : « Je suis sur la voie de droite, c’est une zone [où la vitesse limite minimale est] de 90 km/h et le pilote automatique est réglé à 102 km/h, quand un imbécile roulant probablement à 150 peut-être 160 km/h surgit de nulle part. Je suppose qu’il a l’intention de se faufiler entre moi et la voiture sur la voie de gauche, mais il n’y avait pas assez d’espace et le pilote automatique a pris des mesures évasives et a probablement sauvé ma vie aujourd’hui. »

Il a partagé une séquence filmée par l’enregistreur vidéo de conduite (dashcam) de sa Tesla Model 3 dans laquelle on peut voir la voiture apparemment fautive qui essaye de le dépasser en s’engouffrant dans un trou de souris. Pendant sa manœuvre de dépassement, la voiture noire surgit brusquement depuis la voie située à l’extrême gauche sur l’autoroute pour doubler le véhicule gris qui la précède, mais menace au même moment de percuter la Tesla Model 3 à droite.

Le système d’évitement de collision latérale automatique de la Tesla Model 3 a réagi très rapidement tout en gardant la voiture sous contrôle : d’abord en orientant la Tesla plus à droite vers une voie temporaire d’accélération/bretelle d’entrée libre à ce moment là, ensuite en ramenant la Tesla à sa position initiale. Cependant, l’avis sur le rôle salvateur de l’Autopilot de Tesla reste mitigé. En début du mois de novembre dernier, un client de Tesla a porté plainte contre le constructeur pour argumentaire de vente « manipulateur » sur l’Autopilot après un accident avec son véhicule.

En effet, malgré les modifications avancées apportées au système de pilotage automatique décrit par le fabricant comme amélioré, ce dernier semble constituer le talon d’Achille de la marque comme l’a affirmé la même plainte expliquant le fait que la compagnie induit en erreur les consommateurs en faisant croire que son système de pilotage automatique peut transporter des passagers en toute sécurité et à grande vitesse. Pour être plus précis, le fabricant de voiture de l’automobile électrique Tesla model S fait l’objet de poursuite pour négligence et manquement à son devoir par Floridian Shwan à la suite d’une collision avec un véhicule handicapé à Turnpike en Floride ayant détruit l’avant de sa Tesla model S ; alors qu’il roulait à environ 120 km/h en pilotage automatique. Il s’en sort de la collision « avec de graves blessures permanentes ».

Il s’est estimé devoir être dédommagé en obtenant des dommages monétaires d’une valeur non spécifiée. Et pourtant rassuré par le représentant des ventes de la compagnie Tesla, il suffit de « poser sa main occasionnellement sur le volant et le véhicule ferait le reste ». Shwan avait cru bon se fier à ce que lui intimait ce dernier. Et c’est justement ça la cause du problème : la manière dont est commercialisée le véhicule. Comme pour y apporter un brin de solutions, la société d’Elon Musk a publié une mise à jour majeure du logiciel Auto pilot affirmant en guise de réserves « jusqu’à ce que les véritables voitures sans conducteur soient validées et approuvées par les régulateurs, les conducteurs sont responsables de leur voiture et doivent en garder le contrôle à tout moment ».

Source : KCBS

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