Les chômeurs âgés restent des travailleurs ! C’est au service de l’emploi de les prendre en charge.

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On entend souvent dire que c’est l’économie qui gouverne le monde, et c’est probablement vrai. Toutefois, il serait faux de prétendre que le politique n’a aucun pouvoir sur ces aspects. Il est temps que des impulsions fortes remettent les responsabilités à leur place : le chômage des plus de 55 ans est un problème créé à 100% par l’économie, c’est à cette dernière de le prendre en charge.

A quand un passage à l’acte ? Les chômeurs et chômeuses de plus de 55 ans ont peu de chance de retrouver un travail stable et de parvenir à l’âge de la retraite en gardant la tête haute et un niveau de vie adéquat. Ce d’autant que l’âge de la retraite tend à augmenter. Aujourd’hui, lorsqu’ils et elles arrivent à la fin de leur délai cadre, leur situation les oblige à changer de régime et passer du celui du chômage, financé par le service de l’emploi, à celui de la prévoyance sociale, financé par le DSAS et sous condition de ressources.

Le 22 février dernier, la CSIAS (conférence suisse des institutions d’action sociale) a suggéré que les chômeurs et les chômeuses de plus de 55 ans puissent rester au chômage jusqu’à l’âge de la retraite. Autrement dit, que leur délai cadre soit augmenté d’autant de jours que nécessaire pour parvenir à la limite de la retraite. Depuis longtemps attentifs à ce problème, les élu.e.s du POP font un travail de terrain qui leur permet de voir concrètement les effets de sur les gens, de cette situation découlant d’un « chômage à vie », mais dans une précarité individuelle croissante. Vincent Keller, Député POP de l’Ouest Lausannois, en étroite collaboration avec ses autres collègues élu.e.s POP (Karine Clerc, municipale des affaires sociales à Renens, où le chômeurs et chômeuses de plus de 50 ans représente près d’un 20% de la population inscrite à l’ORP) a déposé mardi 27 mars, une interpellation auprès du Conseil d’Etat, en lui demandant de se positionner sur la proposition de la CSIAS. La perspective de maintenir cette préoccupation (qui risquent bien d’augmenter ces prochaines années) dans le secteur économique est un changement de paradigme majeur, qui a le mérite de clarifier les responsabilités. Le POP se réjouit de poursuivre ces débats et attend la réponse du Conseil d’Etat. .

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