BRÉSIL Les Brics s’affirment, Une page de l’économie mondiale s’ouvre

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Les leaders des Brics se réunissent le 15 et le 16 juillet à Fortaleza et à Brasilia, au Brésil. L’occasion pour les puissances des pays dits “émergents” d’avancer sur la construction d’infrastructures communes, comme la nouvelle banque du développement.
Le Premier ministre indien Narendra Modi (gauche) discute avec le président chinois Xi Jinping lors d'une réunion du sommet des Brics à Fortaleza, au Brésil, le 14 juillet 2014 - AFP/PIB Le Premier ministre indien Narendra Modi (gauche) discute avec le président chinois Xi Jinping lors d’une réunion du sommet des Brics à Fortaleza, au Brésil, le 14 juillet 2014 - AFP/PIB
Les pays des Brics – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud – seront réunis les 15 et 16 juillet pour un sommet à Fortaleza, dans le nord-est du Brésil. Lors de cette réunion, “les Brics tenteront de ne plus être qu’un sigle”, comme le titre le journal brésilien Folha de São Paulo. En effet, les leaders des pays émergents devraient s’accorder sur la création “d’une espèce de FMI B”, une nouvelle banque du développement dont le capital devrait à terme atteindre 100 milliards de dollars.

Mais certaines questions restent ouvertes, rapporte le quotidien. Si, pour l’instant, la capitalisation de la banque devrait se faire à égalité entre les pays, la Chine fait pression pour héberger le siège de celle-ci. L’Afrique du Sud, quant à elle, argue qu’héberger cette institution prestigieuse permettrait de stimuler l’économie du pays, sorte de “parent pauvre” des Brics.

Russie-Ukraine, l’autre question épineuse

L’autre versant de ce sommet concerne la politique internationale. Comme l’indique la Folha de São Paulo, l’annexion de la Crimée par la Russie, suivie de sanctions économiques, est “l’autre Abacaxi” (”ananas” soit un problème épineux). Selon le journal, les Brics devraient décider d’une déclaration commune “condamnant les sanctions économiques lors de violations des droits de l’homme”.

Ceci n’invalidant pas un possible paragraphe – “avec l’habituelle précaution diplomatique” – manifestant une certaine solidarité avec la société civile russe. Citée par le même journal, Maria Laura Canineu, directrice de Human Rights Watch au Brésil, déclare : “Nous voulons que Dilma appuie la société civile russe qui a souffert de la répression du gouvernement de Poutine”.

Le quotidien rappelle néanmoins que “la Russie est le deuxième importateur de viande bovine brésilienne, qui pourrait en acheter davantage pour réduire ses importations d’Europe et des Etats-Unis”, ce qui lui fait dire que “la présidente Dilma Roussef aura une réunion avec Poutine, et elle ne voudra pas lui déplaire”.

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